LE METIER DE MEDIATEUR FAMILIAL

LE REFERENTEIL PROFESSIONNEL

Le contexte d'intervention 
La médiation familiale, née au sein de la société civile dans les années 80, a trouvé sa place dans la loi du  4 mars 2002 (
article 373-2-10 du Code Civil) relative à l’autorité parentale et dans la loi du 26 mars 2004  relative au divorce (art. 255 du Code Civil). La médiation familiale est un processus de construction ou de reconstruction du lien familial, axé sur  l’autorité parentale et la responsabilité des personnes concernées par des situations de conflits ou de  rupture familiales.

 

Le médiateur familial met en œuvre des médiations dans le champ de la famille. La famille s’entend dans  la diversité de son expression actuelle et aussi dans son évolution. Elle comprend toutes les modalités  d’union et prend en compte les différents liens de filiation et d’alliance.

 

Le champ d’action du médiateur familial concerne les situations de conflits et de rupture dans ce cadre  et plus précisément des relations entre les parents, de l’organisation de la vie des  enfants, les liens transgénérationnels et de la fratrie. La médiation familiale est mobilisée pour les situations telles que les divorces, les séparations, les décès, les situations de conflits et les ruptures de communication au sein de la famille, les situations familiales à dimension internationale dans le champ de la protection de l’enfance, les questions successorales et patrimoniales. Dans le champ défini ci-dessus, le médiateur familial conduit son action, dans un cadre précis caractérisé par un processus spécifique. Ce dernier a pour finalité d’accompagner les personnes qui décident de s’engager dans une médiation familiale, afin de leur permettre de construire et de décider, ensemble, des meilleures options pour résoudre le conflit qui les oppose.

Le médiateur familial facilite le rétablissement  du dialogue, les liens de communication entre les personnes, leur capacité à gérer le conflit, ainsi que leur  capacité à négocier. Il favorise leur cheminement, et notamment la reconnaissance du bien fondé des arguments présentés par chacun. Il accompagne la recherche de solutions concrètes en amenant les  personnes à trouver elles-mêmes les bases d’un accord mutuellement acceptable, en tenant compte de  l’état du droit, des besoins de chacun des membres de la famille et notamment de ceux des enfants, dans  un esprit de co-responsabilité.


Le médiateur familial exerce de façon qualifiée une profession s’appuyant sur une expérience  professionnelle acquise dans le champ du travail social, socio éducatif, sanitaire, juridique, ou  psychologique, sanctionnée par une  ertification qui garantit l’acquisition des compétences spécifiques, nécessaires à la mise en œuvre des médiations familiales. Il mobilise des compétences adaptées aux situations de crise, au sein desquelles s’expriment fortement des affects, des tensions et des enjeux divers.


Le médiateur familial est garant du cadre et du déroulement du processus. Pour ce faire, ll investit une posture de tiers, qui s’inscrit dans une relation ternaire. Il n’exerce aucun pouvoir de décision. Le médiateur familial intervient dans un cadre éthique1 caractérisé par les principes d’altérité, d’impartialité, d’indépendance, de confidentialité, de neutralité, d’équité. Il peut être amené à collaborer avec d’autres professionnels sur les champs de la santé, administratif, social, économique, juridique. Le médiateur familial exerce dans des structures diverses : associations à caractère social ou familial, associations de médiation familiale, services publics ou para publics et en libéral.

 

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Les demandeurs d'emploi justifiant des conditions d'admission pourront bénéficier d'une prise en charge intégrale du coût pédagogique par le dipositif FSE/ REGION . Une opportunité à ne pas manquer . Le dossier d'inscription peut être retiré sur notre site web ,Il est accompagné d'une fiche d'information 

Conditions d'admission en formation 

 Pour se présenter à la sélection des écoles, les candidats doivent justifier, dans le domaine social, sanitaire ou juridique, d’un diplôme national ou d’une expérience professionnelle aux conditions suivantes :

Etre titulaire d’un diplôme de travail social au moins de niveau III (article L. 451-1 du code de l'action sociale et des familles) ou d’un diplôme de professionnel de santé (titres Ier à VII du livre IV du code de la santé publique) ;

- Etre titulaire d’un diplôme national de niveau II en droit, psychologie ou sociologie ; - être titulaire d’un diplôme national au moins de niveau III et de 3 années au moins d’expérience
professionnelle dans le champ de l’accompagnement familial, social, sanitaire, juridique, éducatif ou psychologique.

La sélection s’effectue sur la base :

- d’un dossier (lettre de motivation, curriculum vitae, photocopies des diplômes et des documents relatifs à l’expérience professionnelle) ;

- d’un entretien avec le candidat.

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